Pogačar bat le record de l'Alpe d'Huez en 35 min 27 : 3 formules de physique à maîtriser avant la rentrée

Tadej Pogačar en tête du peloton lors d'une ascension au Tour de France 2024

Photo : Hugo LUC / Wikimedia

Anaïs Anaïs FavreAide aux Devoirs
7 min de lecture 26 juillet 2026

Tadej Pogačar a remporté dimanche 26 juillet 2026 son cinquième Tour de France, égalant Jacques Anquetil, Eddy Merckx, Bernard Hinault et Miguel Induráin au sommet de la légende cycliste. Mais c'est lors de l'étape 19 sur l'Alpe d'Huez que l'exploit a sidéré les scientifiques : 35 minutes et 27 secondes pour gravir la montée mythique, effaçant le record de Marco Pantani vieux de vingt-neuf ans. Un chrono qui fascine les passionnés de sport — et qui offre à tout lycéen ayant son DS de physique en septembre une leçon grandeur nature sur la puissance, l'énergie et les forces sur plan incliné.

Ce qui s'est passé le 26 juillet 2026 sur l'Alpe d'Huez

Sur l'étape 19 du Tour de France 2026, Pogačar s'est retrouvé à plus de trois minutes du leader au pied de l'ascension. Ce qui a suivi est entré immédiatement dans la légende : une remontée à vitesse vertigineuse, un lâchage de Richard Carapaz et de Lenny Martinez dans le dernier kilomètre, et un temps de 35 minutes 27 secondes au sommet — le meilleur chrono jamais enregistré sur cette ascension, devant les 36 minutes 50 secondes établies par Pantani en 1997, selon les archives officielles de l'Union Cycliste Internationale.

Le lendemain à Paris, le maillot jaune restait sur les épaules du Slovène. Pogačar a été sacré pour la cinquième fois avec 6 minutes et 26 secondes d'avance sur le Belge Remco Evenepoel. L'Américain d'origine mexicaine Isaac del Toro, 22 ans, a complété le podium lors de sa toute première participation au Tour — une performance remarquable pour un coureur de son âge. La dernière étape sur les Champs-Élysées a été raccourcie en raison des incendies qui ravageaient le sud-ouest de la France, avec le Néerlandais Mathieu van der Poel s'imposant au sprint lors de cette cérémonie finale perturbée.

Pour les amateurs de cyclisme, ces chiffres sont des trophées. Pour les lycéens en Suisse romande et leurs parents, ils représentent quelque chose de plus concret encore : des données réelles et vérifiables permettant d'illustrer — et de réviser — les notions de travail mécanique, de puissance et de forces sur plan incliné. Des notions figurant dans le Plan d'études romand (PER) dès la 3e année du secondaire II.

Quelle puissance Pogačar a-t-il développée pour battre ce record ?

C'est la question que se posent les physiciens dès qu'un record est battu sur une grande montée. Sa réponse fait appel à deux formules enseignées au lycée.

L'Alpe d'Huez, c'est 13,8 kilomètres de montée, 1 071 mètres de dénivelé positif et une pente moyenne de 8,1 %. Pour estimer la puissance minimale développée par Pogačar, on commence par calculer le travail effectué contre la pesanteur :

Travail : W = m × g × h

Pogačar pèse environ 66 kg ; son vélo de compétition, environ 7 kg. Masse totale : 73 kg. W = 73 × 9,81 × 1 071 ≈ 766 200 joules, soit environ 766 kilojoules.

Puissance : P = W / t

35 minutes 27 secondes correspondent à 2 127 secondes. P = 766 200 / 2 127 ≈ 360 watts en ne comptant que la lutte contre la gravité.

En intégrant la résistance de l'air et le frottement au roulement, les analystes de performance cycliste estiment la puissance réelle à 400–430 W, soit 5,8 à 6,2 watts par kilogramme de masse corporelle — un niveau que seule une infime fraction de l'humanité peut maintenir plus de trente minutes, et que l'Union Cycliste Internationale (UCI, siège à Aigle, Vaud) utilise comme référence de performance dans le cyclisme professionnel WorldTour.

À titre de comparaison : un cycliste amateur bien entraîné développe entre 2,5 et 3,5 W/kg, et la plupart des adultes actifs restent en dessous de 2 W/kg sur une telle durée. L'écart entre un loisir dominical et un record historique se mesure donc directement en watts par kilogramme.

Que révèle la pente de 8,1 % sur les forces en jeu ?

La deuxième question que pose l'Alpe d'Huez concerne la décomposition des forces sur un plan incliné — un classique des exercices de physique en terminale.

Une pente de 8,1 % correspond à un angle θ ≈ 4,6° (obtenu en calculant arctan(0,081)). La composante de la gravité parallèle à la pente — celle que le cycliste doit vaincre à chaque mètre — vaut :

F = m × g × sin(θ) ≈ 73 × 9,81 × sin(4,63°) ≈ 73 × 9,81 × 0,0807 ≈ 57,8 newtons

Cette force, multipliée par les 13 800 mètres de la montée, génère un travail d'environ 797 kJ — cohérent avec le calcul par le dénivelé (l'écart vient des approximations sur la pente non uniforme et les virages des 21 lacets).

Ce raisonnement explique mathématiquement pourquoi les meilleurs grimpeurs sont systématiquement des coureurs légers : moins de masse signifie moins de force à vaincre pour chaque watt produit. Un sprinter de 85 kg produisant 450 W dispose d'un ratio de 5,3 W/kg ; Pogačar à 66 kg et 420 W atteint 6,4 W/kg. Sur une pente à 8 %, cette différence de 1,1 W/kg se traduit par plusieurs minutes d'écart sur une ascension de trente minutes.

Si vous souhaitez explorer comment la physiologie et la physique se combinent dans la performance sportive d'élite, notre article sur les 24 victoires consécutives de Jannik Sinner et la récupération physique en sport de haut niveau offre un éclairage complémentaire.

L'exercice de physique de Théo le soir du 26 juillet : le cas concret

Théo, 17 ans, lycéen en troisième année de gymnase à Lausanne, regarde les highlights de l'étape 19 en famille ce dimanche soir. Il a un contrôle de physique dès la deuxième semaine de septembre sur le chapitre énergie mécanique et puissance. Son père, ingénieur, lui propose de transformer la soirée sportive en séance de révision express :

Énoncé inspiré du Tour de France 2026 : Un cycliste de masse totale 73 kg (coureur + vélo) gravit l'Alpe d'Huez, soit 1 071 m de dénivelé positif sur 13,8 km de distance, en 35 min 27 s. Calculez : (1) le travail effectué contre la pesanteur, (2) la puissance moyenne développée contre la gravité, (3) la force gravitationnelle exercée sur le plan incliné de 8,1 %.

Si Théo maîtrise les trois formules W = mgh, P = W/t et F = mg·sin(θ), alors il peut résoudre l'intégralité de cet exercice en moins de dix minutes — sans mémoriser aucune donnée spécifique au cyclisme, puisque tout est donné dans l'énoncé.

Solutions attendues :

  • W = 73 × 9,81 × 1 071 ≈ 766 kJ (arrondi à trois chiffres significatifs)
  • P = 766 000 / 2 127 ≈ 360 W (puissance minimale contre gravité seule)
  • F = 73 × 9,81 × sin(4,63°) ≈ 57,8 N (composante parallèle à la pente)

Dans la réalité de la correction d'examen, Théo perdra des points sur deux pièges précis : la conversion des unités de temps (il oubliera que 35 min 27 s ≠ 35,27 min, et encore moins 35,27 secondes), et le calcul du sin pour un angle exprimé en degrés alors que sa calculatrice est réglée en radians. Ces deux erreurs techniques représentent, selon les retours réguliers des tuteurs de physique en Romandie, plus de 40 % des points perdus sur ce type d'exercice — indépendamment de la compréhension du cours.

Avec un tuteur de physique spécialisé en préparation aux examens du gymnase, deux à trois séances ciblées avant la rentrée suffisent généralement pour transformer ces blocages procéduraux en automatismes fiables. Le diagnostic préalable — identifier si l'erreur vient de la compréhension conceptuelle ou de la manipulation des unités — est la clé de l'efficacité.

Comment transformer la rentrée en victoire, comme Pogačar sur l'Alpe d'Huez

Pogačar n'a pas effacé le record de Pantani par hasard. Son équipe UAE Team Emirates XRG a analysé chaque variable pendant des mois : la masse à atteindre, la puissance à développer, le rythme d'ascension par lacet. En physique scolaire, la démarche est strictement identique.

Les semaines qui précèdent la rentrée constituent le meilleur moment pour travailler en profondeur : le programme est connu, le temps est disponible, et les lacunes peuvent être traitées sans la pression des notes en cours. Un tuteur expert ne se contente pas de refaire des exercices — il identifie l'origine exacte des erreurs (confusion entre énergie et puissance, mauvaise gestion des unités, difficulté à décomposer les forces), puis consolide la méthode de façon à ce qu'elle résiste à la pression du jour J.

Les examens du gymnase en physique évaluent précisément ce que Pogačar a démontré sur l'Alpe d'Huez : la capacité à appliquer les bonnes formules au bon moment, avec les bonnes unités, sans panique. Sur Expert Zoom, des tuteurs spécialisés dans l'aide aux devoirs pour le secondaire II sont disponibles en ligne et à domicile en Suisse romande, avec des créneaux ouverts tout l'été.

Pogačar a mis 35 minutes et 27 secondes pour inscrire son nom dans l'histoire sur l'Alpe d'Huez. Vos enfants ont six semaines devant eux pour inscrire de bonnes notes en physique à la rentrée — avec le bon expert à leurs côtés, c'est un objectif tout à fait accessible.

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