Lucas Da Cunha préconvoqué par Zidane : ce que représente financièrement une première sélection en Bleus

Footballeur professionnel en training kit consultant des documents contractuels sur le bord d'un terrain de Serie A en Italie

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Véronique Véronique CezanneGestion de Patrimoine
7 min de lecture 18 septembre 2026

Vendredi 19 septembre 2026, Zinédine Zidane dévoile sa première liste officielle à la tête de l'équipe de France — et le nom de Lucas Da Cunha figure parmi les convoqués. À 25 ans, le milieu de terrain franco-brésilien, capitaine du Como AC en Serie A italienne, franchit une étape décisive dans sa carrière. Ce que beaucoup d'observateurs ne mesurent pas encore : au-delà de la récompense sportive, cette convocation représente aussi un tournant financier aux conséquences immédiates et durables.

De Lausanne à l'équipe de France : une ascension en cinq ans qui change tout

Il y a cinq ans à peine, Lucas Da Cunha portait le maillot du Lausanne-Sport en Super League suisse. Depuis, il a rejoint le Como AC, club promu en Serie A, et s'est imposé comme l'un des piliers du projet ambitieux mené par Cesc Fàbregas. Cette saison 2025-2026, Da Cunha affiche des statistiques solides : 3 buts, 3 passes décisives et une note moyenne de 7,24 sur FotMob, le tout depuis la position de capitaine d'une équipe qualifiée pour la Ligue des Champions.

Zinédine Zidane, nommé sélectionneur après la Coupe du Monde 2026, a clairement annoncé sa volonté d'ouvrir les portes des Bleus aux talents expatriés en Europe. Lucas Da Cunha, qui avait représenté la France en équipes de jeunes (U17, U18), coche toutes les cases : polyvalence, leadership et expérience internationale confirmée. Sa pré-convocation, révélée par Le Parisien et RMC Sport le 17 septembre 2026, a fait l'effet d'une bombe dans le milieu du football français.

Le Como AC, désormais compétiteur en Champions League, peut se targuer d'avoir façonné un international en puissance. Mais pour Da Cunha lui-même — et pour tout footballeur professionnel dans cette situation — la question qui suit immédiatement l'euphorie sportive est d'ordre financier : qu'est-ce que cette convocation change réellement dans mon patrimoine ?

L'analyse d'un expert patrimoine : trois mécanismes financiers activés simultanément

Pour un observateur extérieur, être convoqué en équipe de France relève du prestige et de la reconnaissance. Pour un gestionnaire de patrimoine spécialisé dans le sport, c'est d'abord un événement contractuel aux conséquences immédiates sur trois leviers distincts.

Premier levier : la valeur marchande. Selon les analyses agrégées du marché des transferts en Europe, une première sélection en équipe nationale A entraîne en moyenne une augmentation de 25 à 45 % de la cote d'un joueur dans les semaines qui suivent l'annonce. Pour Lucas Da Cunha, dont la valeur marchande était estimée entre 15 et 20 millions d'euros avant la pré-convocation, cette dynamique pourrait se traduire par une revalorisation comprise entre 4 et 9 millions d'euros supplémentaires — avec des conséquences directes sur les clauses de transfert inscrites dans son contrat prolongé jusqu'en 2031 à Côme.

Deuxième levier : les clauses contractuelles dormantes. Les contrats des footballeurs élites intègrent fréquemment des paliers de revalorisation automatique liés à des statuts sportifs précis. Une première sélection nationale A figure parmi les déclencheurs les plus fréquents, aux côtés des titularisations en Ligue des Champions ou des nominations au Ballon d'Or. Ces clauses, souvent négociées discrètement lors de la signature ou d'une prolongation, peuvent représenter des hausses de salaire annuel de 15 à 30 %.

Troisième levier : les droits à l'image. Le label "international A français" ouvre un marché publicitaire considérablement plus large. D'après les données du secteur, un joueur évoluant régulièrement en équipe nationale peut multiplier par trois à cinq ses revenus de sponsoring personnel — à condition d'avoir structuré en amont la société de gestion de droits à l'image adaptée à ce statut.

Ce que ça change concrètement pour un patrimoine sportif : un scénario chiffré

Prenons le cas concret d'un milieu de terrain de 25 ans, sous contrat à 2,5 millions d'euros net annuels dans un club de Serie A, préconvoqué pour la première fois en équipe de France lors de la Ligue des Nations de septembre 2026 :

Si son contrat intègre une clause de sélection nationale — ce qui est fréquent dans les contrats négociés depuis 2023 — celle-ci déclenche automatiquement une revalorisation de 15 à 30 % du salaire de base. Sur une base de 2,5 M€, cela représente entre 375 000 € et 750 000 € supplémentaires par an, rétroactifs au 1er jour de la liste officielle. Ce n'est pas une prime versée une seule fois : c'est une modification pérenne de la grille salariale pour la durée restante du contrat.

Sur les primes de match FFF : lors d'une fenêtre internationale de Ligue des Nations (deux à trois rencontres), chaque joueur convoqué perçoit entre 15 000 et 25 000 euros par match disputé. Pour une fenêtre complète, le joueur encaisse entre 30 000 et 75 000 euros de revenus additionnels — intégralement soumis à l'impôt sur le revenu si le joueur est résident fiscal français, ou partiellement traités différemment selon la convention fiscale franco-italienne pour Da Cunha, résident en Italie.

Sur les droits à l'image : pendant les rassemblements avec les Bleus, la FFF exploite collectivement l'image des joueurs (publicités, partenaires officiels). En dehors de ces périodes, le joueur conserve l'intégralité de ses droits — et peut désormais les commercialiser avec la mention "international A". Pour un milieu évoluant à Côme, dont la notoriété reste encore régionale, le fait de rejoindre les Bleus permet d'ouvrir des contrats de sponsoring nationaux qui étaient inaccessibles auparavant, estimés à 500 000 à 1,5 million d'euros annuels dans un scénario optimiste de présence régulière avec la sélection.

La variable fiscale italienne : Da Cunha bénéficie probablement du régime des "lavoratori impatriati" en Italie, qui offre une exonération partielle des revenus d'activité sur le sol italien. Mais les primes FFF, versées pour des prestations effectuées en France, sont imposables en France selon la convention fiscale franco-italienne. Sans anticipation, le joueur risque une double imposition partielle — un écueil que beaucoup de joueurs internationaux découvrent trop tard.

Les droits à l'image : l'actif le plus sous-estimé après une première sélection

Selon les règles fixées par le Code du sport français (Legifrance), les joueurs professionnels cèdent 50 % de leurs droits à l'image à la FFF lors des rassemblements de l'équipe nationale, pour une exploitation collective. Cette cession est obligatoire et ne se négocie pas.

En revanche, les 50 % restants — et surtout l'intégralité des droits hors-rassemblement — appartiennent au joueur. C'est ici que la structuration compte : sans une société holding ou une structure de gestion dédiée, les revenus publicitaires sont intégralement imposés comme des revenus professionnels ordinaires, au taux marginal le plus élevé. Avec la bonne architecture juridique, une partie significative peut être optimisée.

La plupart des footballeurs élites ne créent cette structure qu'après avoir signé leur premier gros contrat de sponsoring — souvent trop tard pour optimiser la fiscalité rétrospective. L'idéal est d'anticiper avant la convocation officielle, ce que peu de joueurs font faute d'accompagnement spécialisé.

Que faire concrètement quand la carrière s'emballe ?

Pour un footballeur à ce stade, la convocation en équipe de France est souvent le signal d'une accélération financière qui dépasse les outils habituels. Trois actions prioritaires s'imposent dans les semaines qui suivent une pré-convocation :

Auditer les clauses contractuelles existantes. Avant que la liste officielle soit publiée, un joueur pré-convoqué doit vérifier avec son agent et son conseil juridique quelles clauses sont activées. Des délais courts (48 à 72 heures après l'annonce) peuvent conditionner certaines notifications au club ou aux partenaires.

Structurer les droits à l'image sans attendre. La création d'une société holding ou d'une structure dédiée doit intervenir avant la commercialisation des premiers contrats de sponsoring "international A". Une fois les contrats signés sans structure adaptée, l'optimisation fiscale devient nettement plus limitée — et irréversible pour l'exercice en cours.

Planifier la gestion des risques à long terme. Une carrière internationale comporte des aléas : blessure en sélection, perte de forme, reconversion. Les joueurs qui anticipent cette transition par un investissement patrimonial structuré dès leurs premières sélections disposent d'un filet de sécurité que ceux qui attendent n'ont pas. Selon l'UNFP, une proportion significative des footballeurs professionnels connaissent des difficultés financières dans les cinq ans suivant leur retraite sportive — souvent par absence de planification.

Avertissement : cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil financier, juridique ou fiscal personnalisé. Consultez un professionnel qualifié avant toute décision patrimoniale.

Lucas Da Cunha vient de franchir le seuil qui sépare un bon joueur de Serie A d'un international français. Ce que les observateurs voient, c'est le maillot bleu. Ce que les experts en gestion de patrimoine voient, c'est une fenêtre d'optimisation qui ne dure que quelques semaines — et que beaucoup de joueurs referment sans l'avoir exploitée. Si vous vous trouvez dans une situation similaire d'accélération financière soudaine — promotion, prime exceptionnelle, statut reconnu — les conseillers en gestion de patrimoine d'ExpertZoom peuvent vous accompagner pour structurer votre patrimoine avant que les premiers revenus supplémentaires arrivent.

Crédits photos : Cette image a été générée par intelligence artificielle.

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