Vingegaard sur le Tourmalet : la leçon de physique cachée derrière ses watts

Jonas Vingegaard en danseuse dans l'ascension d'un col de montagne lors du Tour de France

Photo : Hugo LUC / Wikimedia

Samy Samy Aide aux Devoirs
4 min de lecture 19 juillet 2026

Le 6 juillet 2026, dans la 6e étape du Tour de France, Jonas Vingegaard a gravi le col du Tourmalet en 43 minutes et 32 secondes, un temps qui aurait battu tous les records les autres années, mais qui l'a laissé à 30 secondes de Tadej Pogačar au sommet. Derrière ce duel se cache une leçon de physique complète : puissance, rapport poids-puissance et vitesse ascensionnelle. Pour un élève de collège ou de lycée, la performance d'un coureur du Tour est le meilleur exercice de sciences physiques qui soit.

Ce qui s'est passé sur le Tourmalet

Le Tourmalet 2026 était classé à 7,46 % de pente moyenne pour 1 268 mètres de dénivelé, selon les données relayées par la presse spécialisée. Dans les cinq derniers kilomètres, Tadej Pogačar a développé environ 465 watts, soit près de 7,2 watts par kilogramme, d'après les estimations publiées par BrujulaBike. Jonas Vingegaard a tenu le même rythme de 7,2 W/kg pendant dix à quinze minutes avant de céder du terrain.

Ces chiffres ne sont pas magiques. Ils se calculent avec des formules enseignées dès la classe de troisième, puis approfondies au lycée. Voici comment transformer un exploit sportif en exercice corrigé.

La puissance : une division, rien de plus

En physique, la puissance mesure une quantité d'énergie fournie pendant un temps donné. La formule de base est P = E / t, où P est la puissance en watts, E l'énergie en joules et t le temps en secondes. Sur un vélo, on utilise souvent une autre écriture équivalente : P = F × v, la force multipliée par la vitesse.

Prenons un exemple concret. Jonas Vingegaard pèse environ 60 kilogrammes. S'il produit 7,2 watts par kilogramme, sa puissance totale vaut : 7,2 × 60 = 432 watts. C'est l'énergie d'un petit four à micro-ondes, maintenue pendant plus de quarante minutes de montée. Un exercice classique consiste à demander l'énergie totale dépensée : 432 watts pendant 43 minutes et 32 secondes (soit 2 612 secondes) donne 432 × 2 612 ≈ 1 128 000 joules, c'est-à-dire environ 1,13 mégajoule. De quoi comprendre pourquoi ces athlètes mangent autant.

Le rapport poids-puissance, la vraie clé

Pourquoi parle-t-on toujours de « watts par kilo » et jamais seulement de watts ? Parce qu'en montée, ce qui compte est de soulever son propre poids contre la gravité. Un coureur lourd qui produit 500 watts peut être plus lent qu'un coureur léger qui en produit 430, si ce dernier pèse beaucoup moins.

Le calcul est une simple division : rapport = puissance / masse. Pogačar, estimé autour de 6,4 W/kg de moyenne sur tout le Tourmalet selon BrujulaBike, contre un Vingegaard capable de tenir 7,2 W/kg sur des séquences plus courtes. Cet exercice de proportionnalité — la grandeur rapportée à une autre — est exactement ce que l'Éducation nationale demande de maîtriser en mathématiques au cycle 4. Le Tour de France en donne une illustration vivante et chiffrée.

Le VAM : calculer une vitesse verticale

Les commentateurs citent souvent le « VAM », pour vitesse ascensionnelle moyenne, exprimée en mètres gravis par heure. C'est un problème de vitesse déguisé : VAM = dénivelé / temps.

Reprenons Vingegaard sur le Tourmalet : 1 268 mètres de dénivelé en 43 minutes et 32 secondes. On convertit d'abord le temps en heures : 43 min 32 s = 43,53 minutes = 0,726 heure. Puis on divise : 1 268 / 0,726 ≈ 1 747 mètres par heure. Le chiffre officiel annoncé tournait autour de 1 761 m/h, l'écart venant des arrondis. Un élève qui retrouve ce résultat à quelques mètres près a compris la conversion d'unités et le calcul de vitesse, deux compétences testées à chaque contrôle.

Transformer le Tour en séance de révision

Ces trois calculs — puissance, rapport poids-puissance, VAM — couvrent une bonne partie du programme de physique-chimie et de mathématiques du collège et de la seconde. Le grand avantage : l'élève retient parce qu'il s'agit d'un événement réel, suivi à la télévision, avec des chiffres qu'il peut vérifier lui-même.

C'est là qu'un professeur particulier d'aide aux devoirs fait la différence. Plutôt qu'une fiche abstraite, il peut partir de la dernière étape pour poser les bonnes questions : quelles unités convertir, quelle formule choisir, comment vérifier la cohérence d'un résultat. Cette approche par le concret est reconnue comme un levier d'apprentissage puissant, notamment pour les élèves qui décrochent devant les exercices classiques.

Sur le plan scientifique, ces notions de travail, d'énergie et de puissance sont détaillées par les organismes de recherche publics comme le CNRS, qui vulgarise la mécanique du mouvement pour le grand public. Une ressource utile pour vérifier une définition avant un contrôle.

Passer à l'action avant le prochain contrôle

Le Tour de France 2026 se poursuit, et chaque étape de montagne offre un nouvel énoncé prêt à l'emploi. Notez le dénivelé du col, le temps du vainqueur, le poids estimé du coureur, et faites tourner les trois formules. Si votre enfant bloque sur les conversions d'unités ou la proportionnalité, un accompagnement personnalisé permet souvent de débloquer la situation en quelques séances. Sur Expert Zoom, vous pouvez trouver un professeur d'aide aux devoirs capable d'adapter chaque exercice au niveau de l'élève — et pourquoi pas, de partir de sa passion pour le vélo pour réconcilier les sciences et le plaisir d'apprendre.

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