Pendant qu'il prépare l'Atlético Madrid pour un demi-finale retour historique de la Ligue des Champions contre Arsenal le 5 mai 2026, Diego Simeone consolide discrètement un empire immobilier de 40 millions d'euros à Madrid. Selon plusieurs médias espagnols, le technicien argentin et sa femme dirigent la société Carpersim SL, qui centralise un portefeuille d'environ 180 logements dans la capitale espagnole. Une stratégie patrimoniale qui illustre comment les hauts revenus peuvent bâtir une richesse durable — et ce que n'importe quel entrepreneur suisse peut en retenir.
Un entraîneur, deux vies : sur le banc et dans l'immobilier
Diego Simeone est l'un des entraîneurs les mieux payés du football mondial, avec un salaire annuel estimé à plus de 20 millions d'euros. Mais contrairement à d'autres figures du football qui dilapident leur fortune en voitures de luxe et investissements risqués, l'Argentin a choisi une voie bien plus conservatrice : l'immobilier résidentiel à Madrid.
La société Carpersim SL, dont il est cofondateur, possède environ 180 logements répartis dans différents quartiers madrilènes. À 53 ans, Simeone dispose ainsi d'un actif patrimonial solide qui génère des revenus locatifs réguliers, indépendants de ses performances sportives.
Ce modèle — concentrer des revenus exceptionnels en actifs tangibles et reproducteurs — est exactement ce que recommandent les gestionnaires de patrimoine pour les personnes à hauts revenus.
Ce que la stratégie de Simeone enseigne sur la gestion patrimoniale
Un conseiller en gestion de patrimoine analysant le portefeuille de Simeone y verrait plusieurs caractéristiques clés :
La diversification par la quantité : 180 logements ne sont pas 180 paris risqués — c'est une diversification au sein d'une même classe d'actifs. Si un locataire part ou si un bien perd de la valeur, l'impact sur l'ensemble du portefeuille est marginal.
L'actif tangible contre l'inflation : l'immobilier résidentiel dans une grande capitale européenne est historiquement l'un des meilleurs boucliers contre l'inflation. Sur dix ans, Madrid a enregistré une hausse des prix immobiliers de plus de 50 %, selon les données de la Banque d'Espagne.
La structure juridique : placer ses biens immobiliers dans une société (Carpersim SL en Espagne, ou une SA/Sàrl en Suisse) permet de séparer le patrimoine personnel du patrimoine professionnel, de faciliter la transmission successorale et d'optimiser la fiscalité.
Les revenus passifs : avec 180 logements, même à 70 % d'occupation et un loyer moyen de 1 200 euros par mois, Simeone génère environ 1,5 million d'euros de revenus locatifs mensuels. Un flux de trésorerie qui assure son indépendance financière bien au-delà de sa carrière d'entraîneur.
Peut-on reproduire ce modèle en Suisse ?
Vous n'êtes pas Diego Simeone et votre salaire n'est probablement pas de 20 millions par an. Mais les principes fondamentaux de sa stratégie patrimoniale s'appliquent à toute personne qui gagne bien sa vie en Suisse — médecin, avocat, ingénieur, entrepreneur.
L'investissement immobilier locatif en Suisse présente des avantages spécifiques :
- Rendements stables : le taux d'occupation des logements locatifs en Suisse dépasse 97 % dans la plupart des grandes agglomérations (Genève, Zurich, Lausanne, Berne), selon les données de l'Office fédéral de la statistique (OFS).
- Protection contre l'inflation : les loyers en Suisse sont indexés sur le taux hypothécaire de référence et l'IPC, offrant une protection naturelle.
- Levier hypothécaire favorable : les banques suisses financent jusqu'à 80 % d'un bien locatif, permettant de multiplier son effet patrimonial.
Mais attention aux spécificités suisses : contrairement à l'Espagne, la Suisse impose une valeur locative fictive pour les biens immobiliers occupés par leur propriétaire, ce qui alourdit la fiscalité. Pour les biens locatifs, les revenus sont imposés au niveau cantonal, avec des régimes très variables selon les cantons.
Les erreurs à éviter
Un gestionnaire de patrimoine alerterait sur plusieurs pièges fréquents :
Sur-concentration géographique : Simeone a misé entièrement sur Madrid. Si le marché immobilier madrilène se corrige, c'est tout son patrimoine qui souffre. En Suisse, diversifier entre Genève, Zurich et une ou deux villes secondaires comme Fribourg ou Neuchâtel réduit ce risque.
Ignorer la fiscalité cantonale : certains cantons suisses — notamment Vaud et Genève — appliquent des impôts sur la fortune et sur les revenus immobiliers significativement plus élevés que Zoug ou Schwyz. Une optimisation fiscale préalable peut faire une différence de plusieurs dizaines de milliers de francs par an.
Négliger la planification successorale : sans structure juridique adéquate, un portefeuille immobilier peut être démembré lors d'une succession, avec des conséquences fiscales importantes. Une société immobilière — comme Carpersim SL pour Simeone — facilite la transmission aux héritiers.
Quand consulter un conseiller en gestion de patrimoine ?
Si vous avez des revenus réguliers dépassant 150 000 CHF par an et que vous n'avez pas encore structuré votre patrimoine immobilier, c'est probablement le bon moment. Un gestionnaire de patrimoine peut :
- Analyser votre situation fiscale actuelle et identifier les optimisations possibles
- Simuler des scénarios d'investissement immobilier adaptés à votre profil de risque
- Structurer vos acquisitions via une SCI suisse ou une société de personnes
- Planifier votre succession patrimoniale pour éviter les mauvaises surprises
Pendant que Simeone orchestre ses attaquants contre Arsenal, vous pouvez orchestrer votre patrimoine avec le même soin tactique. Sur Expert Zoom, consultez un conseiller en gestion de patrimoine disponible à Genève, Lausanne, Zurich ou Berne.
Cet article est à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil d'investissement ou fiscal personnalisé. Consultez un professionnel qualifié avant toute décision patrimoniale.
