Le 4 mai 2026, le tapis rouge du Met Gala de New York a accueilli une invitée que beaucoup attendaient : Cher, 79 ans, rayonnante et défiant ouvertement les lois du vieillissement. L'interprète du tube «Believe» — récompensée cette année d'un Grammy Award pour l'ensemble de sa carrière — a partagé sa recette pour rester en forme à cet âge : zéro alcool, zéro tabac, zéro drogue, du sport régulier, et surtout : ne jamais s'arrêter de travailler. Ce que la médecine sait sur ces habitudes est fascinant — et bien plus accessible qu'on ne le croit.
Ce que Cher fait différemment des autres à 79 ans
Cher a décrit sa routine de vie dans plusieurs interviews autour du Met Gala 2026. Quatre constantes ressortent de ses déclarations :
- Aucune consommation d'alcool, de tabac ou de drogues depuis des décennies
- Un programme de sport régulier, maintenu tout au long de sa carrière
- Une activité professionnelle continue, sans période de retraite prolongée
- Une discipline rigoureuse sur le mode de vie, décrit comme un choix de vie actif et non comme une contrainte
Ces quatre éléments recoupent précisément les facteurs que les médecins spécialisés en gérontologie et en médecine préventive identifient comme les plus puissants pour ralentir le vieillissement biologique.
Ce que disent les médecins sur l'alcool et le tabac
L'abstinence totale d'alcool et de tabac est l'un des facteurs de longévité les mieux documentés en médecine. Le tabac vieillit prématurément la peau, accélère la perte osseuse, augmente le risque de maladies cardiovasculaires et pulmonaires, et réduit l'espérance de vie en bonne santé d'environ 10 ans en moyenne. L'arrêt du tabac, même tardif, produit des effets mesurables sur la santé cardiovasculaire dès les premières semaines.
L'alcool, même en quantités modérées, est associé à un risque accru de certains cancers (notamment du sein, du foie et de l'œsophage), à des perturbations du sommeil et à une dégradation progressive des fonctions cognitives. Chez les femmes de plus de 60 ans, la sensibilité à l'alcool augmente en raison de modifications du métabolisme hépatique liées à l'âge.
L'Organisation mondiale de la santé recommande l'abstinence de tabac et une consommation d'alcool nulle ou très limitée comme deux des mesures les plus efficaces pour vieillir en bonne santé.
L'exercice physique : le médicament qui ne se prescrit pas encore assez
Le maintien d'une activité physique régulière au fil des décennies est probablement la décision la plus impactante pour la santé à long terme. Les études de gérontologie montrent que les personnes qui restent physiquement actives entre 60 et 80 ans présentent :
- Une densité osseuse significativement supérieure, réduisant le risque de fractures
- Une masse musculaire mieux préservée, limitant la sarcopénie (fonte musculaire liée à l'âge)
- De meilleures fonctions cognitives, notamment la mémoire et les capacités d'attention
- Un risque cardiovasculaire réduit de 30 à 40 % par rapport aux personnes sédentaires
L'exercice aérobie (marche rapide, natation, cyclisme) et le renforcement musculaire sont tous deux bénéfiques. L'idéal, selon les recommandations médicales actuelles, est de combiner 150 minutes d'activité modérée par semaine avec deux à trois séances de renforcement musculaire.
Il n'est pas nécessaire d'être une star internationale pour en bénéficier. La Suisse, avec ses infrastructures sportives accessibles et ses habitudes de marche intégrées dans le quotidien, offre un cadre particulièrement favorable.
Travailler après 70 ans : la retraite comme facteur de risque ?
Le fait que Cher continue de travailler activement à 79 ans n'est pas anodin du point de vue médical. Un corpus croissant d'études en santé publique suggère que la retraite brutale et non choisie peut être associée à une augmentation du risque de dépression, d'isolement social et de déclin cognitif.
À l'inverse, les personnes qui continuent une activité professionnelle — même à temps réduit — ou qui s'engagent dans des projets ayant un sens pour elles (bénévolat, création artistique, enseignement) maintiennent des niveaux de stimulation cognitive et sociale protecteurs.
Cela ne signifie pas que la retraite est néfaste en soi : la qualité de la vie après l'arrêt de l'activité professionnelle dépend largement de la manière dont elle est préparée et remplie. Un médecin généraliste ou un spécialiste en médecine préventive peut aider à construire une transition adaptée à votre profil de santé et à vos besoins.
Ce que fait la médecine préventive en Suisse
En Suisse, la médecine préventive intègre ces quatre dimensions — abstinence, exercice, activité cognitive, bilan régulier — dans un cadre structuré. Des bilans de santé complets (checkup) sont recommandés tous les deux à trois ans à partir de 50 ans, et annuellement après 70 ans, pour dépister les pathologies silencieuses.
Une consultation auprès d'un médecin préventif ou d'un interniste permet d'évaluer votre profil de risque cardiovasculaire, osseux, métabolique et cognitif, et d'adapter vos habitudes en conséquence. Pour les questions de nutrition, de gestion du stress ou de programme sportif adapté à votre âge, un médecin du sport ou un nutritionniste peut compléter cette approche.
Sur Expert Zoom, vous trouverez des informations sur la longévité sportive et le maintien de la performance physique à travers les décennies — un sujet que le cas de Cher illustre à sa façon.
Que retenir de l'exemple de Cher ?
Le cas de Cher à 79 ans n'est pas une exception génétique miraculeuse. Les habitudes qu'elle décrit — sobriété, exercice, travail, discipline — sont des facteurs modifiables que chacun peut intégrer dans son quotidien, quel que soit son âge. La médecine préventive moderne confirme que la santé à 70, 80 ou 90 ans se construit au fil des décennies, une décision à la fois.
Si vous souhaitez faire le point sur votre capital santé et obtenir un accompagnement personnalisé pour vieillir en meilleure forme, une consultation médicale en ligne ou en cabinet est le premier pas concret.
Avertissement médical : Cet article est à titre informatif et ne remplace pas un avis médical personnalisé. Consultez votre médecin avant de modifier votre mode de vie ou votre programme d'activité physique.
