Ce soir du 6 mai 2026 à l'Allianz Arena, Marco Aoás Corrêa — dit Marquinhos — a soulevé ses bras vers le ciel munichois après le coup de sifflet final. Le PSG venait d'éliminer le Bayern Munich 6-5 au cumul des deux matches (victoire 1-1 ce soir), et le capitaine brésilien disputait sa 120e apparition en Ligue des champions, égalant ainsi le record de Roberto Carlos pour un joueur brésilien dans la compétition. Mais derrière le triomphe sportif se joue une autre partie, moins visible : Marquinhos, 31 ans, est en plein milieu d'une transition qui concerne tous les sportifs de haut niveau — et d'une manière plus large, tout professionnel qui atteint le sommet de sa courbe de revenus.
Des rapports de RMC Sport indiquent que le capitaine parisien, sous contrat jusqu'en 2028, pourrait activer une clause de départ au terme de la saison. À 31 ans, avec encore deux ou trois années au sommet devant lui, comment un footballeur comme Marquinhos devrait-il structurer et protéger son patrimoine ?
La fenêtre d'or de l'athlète professionnel : courte et non renouvelable
La carrière d'un footballeur professionnel de haut niveau dure en moyenne entre 10 et 15 ans actifs au plus haut niveau, avec une période de revenus maximaux souvent concentrée sur cinq à sept ans. Pour Marquinhos, formé à Roma, arrivé au PSG à 19 ans en 2013, cette fenêtre est désormais dans sa phase terminale — non pas parce qu'il est moins bon, mais parce que le marché des transfers valorise différemment un défenseur à 31 ans et à 24 ans.
Cette réalité est universelle : médecin spécialiste, architecte indépendant, cadre dirigeant — chaque professionnel a une courbe de revenus qui culmine et redescend. La différence avec le footballeur, c'est que la descente peut être brutale et prématurée.
Les erreurs classiques de gestion patrimoniale des sportifs
Des études réalisées dans plusieurs pays européens montrent que 60 à 70 % des footballeurs professionnels connaissent des difficultés financières dans les cinq ans suivant la fin de leur carrière. Les raisons sont souvent les mêmes :
La dispersion des revenus sur trop d'investissements non maîtrisés. Des restaurants, des clubs de sport, des projets immobiliers dans des pays dont la fiscalité ou le marché est mal compris. La diversification à tout prix sans conseil expert est l'une des principales causes d'érosion patrimoniale.
La sous-estimation de la fiscalité internationale. Un joueur comme Marquinhos, résidant en France, soumis à la fiscalité française, perçoit des revenus d'image mondiaux, des primes UEFA versées en Suisse, et des revenus de sponsoring négociés dans plusieurs pays. Sans une structure patrimoniale adaptée, les optimisations fiscales légales ne sont pas exploitées, et les risques de redressement augmentent.
L'absence de conversion progressive. Trop d'athlètes continuent de vivre comme si les revenus élevés allaient durer indéfiniment, et ne construisent pas d'actifs génératrices de revenus passifs — immobilier locatif, portefeuille obligataire, participations dans des structures économiques pérennes.
Ce que dit la réglementation suisse pour les sportifs internationaux
La Suisse est l'un des pays d'accueil privilégiés des sportifs internationaux en fin de carrière ou en période de transition, notamment en raison de son régime fiscal favorable pour les non-résidents et de la qualité de son système bancaire.
L'Administration fédérale des contributions (AFC) distingue plusieurs statuts fiscaux pour les sportifs qui s'établissent en Suisse : l'imposition ordinaire basée sur le revenu mondial déclaré, le forfait fiscal cantonal (disponible dans certains cantons comme Vaud, Genève, Valais) qui offre une imposition sur les dépenses plutôt que sur les revenus, et les conventions de double imposition bilatérales que la Suisse a signées avec plus de 100 pays.
Pour un joueur comme Marquinhos dont les revenus transitent entre Paris, Madrid (droits d'image en Espagne) et des structures internationales, une consultation avec un gestionnaire de patrimoine spécialisé dans les sportifs est non pas un luxe, mais un impératif.
Les cinq piliers d'une gestion patrimoniale solide pour un sportif
1. La revue annuelle de la structure patrimoniale Chaque changement de club, de pays ou de statut fiscal nécessite une revue de la structure d'ensemble. Ce qui était optimal à 25 ans peut devenir sous-optimal à 31 ans.
2. La création d'actifs à revenus passifs Immobilier locatif géré par un tiers, obligations d'État, participations minoritaires dans des PME — autant de sources de revenus qui continueront à tourner après la fin de la carrière sportive.
3. La protection par une assurance vie adaptée Des produits d'assurance vie à vocation patrimoniale (contrats de capitalisation, contrats suisses à rendement garanti) permettent de placer une partie des revenus dans un cadre fiscalement protégé avec garantie du capital.
4. La planification successorale anticipée À 31 ans, avec une famille et un patrimoine significatif, la planification successorale n'est pas prématurée — elle est urgente. Testament, mandat de protection future, désignation de bénéficiaires dans les contrats d'assurance vie.
5. L'accompagnement humain, pas seulement technique Le meilleur plan patrimonial ne vaut rien sans un gestionnaire de confiance capable de dire non au client quand ses intuitions d'investissement sont mauvaises.
Quand consulter un gestionnaire de patrimoine ?
La réponse est simple : avant la fin de la période de revenus maximaux, pas après. Marquinhos a encore deux ou trois saisons devant lui au plus haut niveau mondial. C'est exactement maintenant qu'il faut structurer, protéger, et convertir les revenus sportifs en patrimoine durable.
Pour un professionnel suisse — qu'il soit indépendant, cadre supérieur ou entrepreneur en phase de cession — le même principe s'applique. Un gestionnaire de patrimoine certifié peut établir un bilan patrimonial complet, identifier les lacunes de protection, et proposer une stratégie sur mesure adaptée à votre horizon et à vos objectifs.
Sur ExpertZoom, des conseillers en gestion de patrimoine sont disponibles pour des consultations initiales, y compris pour des situations complexes impliquant plusieurs pays ou des patrimoines sportifs spécifiques.
La finale de Budapest comme métaphore
Le PSG affrontera Arsenal en finale de la Ligue des champions le 30 mai 2026 à Budapest. Pour Marquinhos, ce sera peut-être l'un des derniers grands rendez-vous de sa carrière en club au sommet. La finale sportive, comme la transition patrimoniale, se prépare longtemps à l'avance. On ne commence pas à planifier sa retraite financière quand les revenus ont déjà baissé — tout comme on ne commence pas à préparer une finale la semaine d'avant.
Information financière : Cet article est à vocation informative générale et ne constitue pas un conseil en investissement. Consultez un professionnel certifié pour toute décision patrimoniale.
