Camping-car en 2026 : permis B élargi, ZFE et assurance — tout ce qui change pour les propriétaires français

Propriétaire de camping-car consultant les nouvelles réglementations 2026 en France
4 min de lecture 6 avril 2026

En 2026, conduire un camping-car en France implique de nouvelles règles importantes : le permis B élargi, les zones à faibles émissions et les pneus hivernaux changent la donne pour des centaines de milliers de propriétaires.

Ce qui change avec le permis B en 2026

Depuis l'entrée en vigueur de la réforme européenne du permis de conduire, les titulaires du permis B peuvent désormais conduire des camping-cars jusqu'à 4,25 tonnes de poids total autorisé en charge (PTAC), contre 3,5 tonnes auparavant. C'est une avancée majeure : de nombreux modèles récents dépassaient auparavant ce seuil, obligeant les propriétaires à obtenir un permis C supplémentaire ou à rester en dehors des modèles les plus spacieux.

Cette réforme, validée par le Parlement européen et entrée en application progressive dans les États membres, simplifie considérablement l'accès à la route pour les passionnés de voyages en van ou en camping-car intégral. Selon les données de la Fédération Française des Professionnels du Camping-Carisme, plus de 120 000 camping-cars sont immatriculés chaque année en France — un chiffre en hausse régulière depuis 2020.

Les ZFE : une contrainte nouvelle en ville

Depuis janvier 2026, les Zones à Faibles Émissions (ZFE) s'appliquent dans 42 villes françaises, dont Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux et Strasbourg. Les camping-cars classés Crit'Air 3 ou en dessous sont désormais interdits de circulation dans ces zones pendant les heures de pointe, voire en permanence dans certaines agglomérations.

Concrètement, un camping-car diesel immatriculé avant 2011 (Crit'Air 3) ne peut plus circuler dans le centre de Paris. Pour les propriétaires qui passent par ces villes en route vers les campings du Sud ou de l'Est, cela peut exiger un détour considérable — ou une amende de 68 euros en cas d'infraction.

Le décret d'application précise que les autorités locales ont la possibilité d'accorder des dérogations temporaires pour les camping-cars en transit, mais ces dérogations varient d'une ville à l'autre. Il est fortement conseillé de vérifier la réglementation spécifique de chaque agglomération avant de partir, directement sur le portail officiel des ZFE de service-public.fr.

Pneus hivernaux : les obligations actuelles

Depuis la saison 2024-2026, seuls les pneus portant le marquage 3PMSF (Three-Peak Mountain Snow Flake) sont conformes aux exigences légales pour circuler en conditions hivernales. Les anciens pneus marqués uniquement "M+S" ne sont plus suffisants.

Pour les camping-cars de plus de 3,5 tonnes, la règle est encore plus stricte : au moins deux roues directionnelles et deux roues motrices doivent être équipées de pneus hiver homologués. En cas de contrôle dans les zones concernées par le décret montagne (applicable de novembre à mars dans plus de 48 départements), une immobilisation du véhicule est possible.

L'assurance : une obligation qui ne souffre aucune exception

En France, tout véhicule — qu'il circule ou qu'il soit garé — doit être assuré au minimum en responsabilité civile (RC). Cela vaut aussi pour les camping-cars hivernés dans un garage pendant six mois. L'assurance RC couvre les dommages causés aux tiers : blessures corporelles, dégâts matériels.

Au-delà de cette couverture minimale, les propriétaires de camping-cars ont intérêt à souscrire des garanties complémentaires : dommages tous accidents, vol, assistance et — souvent sous-estimée — protection juridique. Cette dernière est particulièrement utile en cas de litige avec un camping (refus de remboursement, dommages non reconnus), un garagiste ou après un sinistre où la responsabilité est contestée.

Les primes d'assurance camping-car varient selon le PTAC, la valeur du véhicule et son usage (résidence mobile ou loisirs ponctuels). Un propriétaire d'un fourgon aménagé de 3,5 tonnes peut s'attendre à payer entre 600 et 1 200 euros par an pour une couverture complète.

Que faire en cas de litige ou d'infraction ?

Les nouvelles réglementations créent inévitablement des zones grises : un propriétaire verbalisé en ZFE peut-il contester l'amende si le panneau de signalisation était absent ou illisible ? Un camping peut-il refuser l'accès à un véhicule conforme en alléguant un non-respect du règlement intérieur ?

Ces situations appellent souvent l'intervention d'un professionnel du droit. Un avocat spécialisé en droit de la consommation ou en droit routier peut aider à contester une verbalisation injustifiée, rédiger une mise en demeure contre un prestataire défaillant, ou analyser les clauses d'un contrat d'assurance contesté. La protection juridique incluse dans certaines polices d'assurance camping-car prend en charge une partie de ces frais.

Sur Expert Zoom, vous pouvez consulter un avocat spécialisé pour obtenir un avis sur votre situation spécifique, que ce soit pour une question d'assurance, une contravention ou un litige avec un prestataire de services.

Ce qu'il faut retenir pour l'été 2026

Avant de prendre la route cet été en camping-car, voici les points essentiels à vérifier :

  • Votre vignette Crit'Air : obtenez-la sur le site officiel du gouvernement si ce n'est pas encore fait. Une Crit'Air 3 vous fermera des portes en ville.
  • Votre PTAC : si votre véhicule dépasse 3,5 tonnes et que vous n'avez que le permis B, renseignez-vous sur les nouvelles dispositions — la réforme 2026 vous couvre peut-être désormais.
  • Votre assurance : vérifiez que votre contrat est à jour, que la garantie protection juridique y figure et que les nouvelles valeurs de votre véhicule sont bien prises en compte.
  • Les pneus : si vous prévoyez de traverser les Alpes ou les Pyrénées en fin d'été ou en automne, anticipez le changement de pneumatiques.

La réglementation autour des camping-cars est en pleine évolution. Les propriétaires qui restent informés évitent les mauvaises surprises — et profitent pleinement de leur liberté sur les routes de France.

Cet article contient des informations générales et ne constitue pas un conseil juridique personnalisé. Pour toute situation spécifique, consultez un avocat qualifié.

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