La grève nationale dans l'Éducation nationale du 19 mars 2026 perturbe des millions de familles françaises. Avec sept syndicats mobilisés — FSU, FO, UNSA Éducation, CFDT, CGT Éduc'Action, Sud Éducation et Solidaires — cette journée marque le début d'une mobilisation qui pourrait se prolonger jusqu'au 26 mars.
Pourquoi cette grève touche tous les niveaux scolaires
Les personnels de l'Éducation nationale protestent contre les suppressions de postes massives prévues pour la rentrée 2026 : la seule académie de Dijon perd 164 postes (81 dans le primaire, 83 dans le secondaire), selon les données syndicales publiées le 17 mars. À l'échelle nationale, c'est plusieurs milliers de classes qui seront sans enseignant ce jeudi — et potentiellement la semaine suivante.
Les revendications portent sur trois points : l'arrêt des suppressions de postes, une revalorisation salariale significative et le gel du point d'indice. Le ministre de l'Éducation nationale n'a pour l'instant pas répondu aux demandes des syndicats.
Pour les parents, cette grève n'est pas seulement une journée sans école : elle s'inscrit dans un mouvement plus large qui risque de peser sur la progression scolaire des élèves, surtout à l'approche du troisième trimestre.
Quelles matières sont les plus touchées ?
Les grèves enseignantes frappent de manière inégale selon les niveaux. Dans le primaire, l'absence d'un instituteur signifie souvent une journée entière sans apprentissage structuré. Dans le secondaire, les mathématiques et les langues vivantes — deux matières déjà identifiées comme sources de lacunes par les études PISA — sont les plus susceptibles d'accumuler du retard.
Les lycéens en terminale, à quelques semaines des épreuves anticipées du baccalauréat, sont dans une situation particulièrement délicate : chaque cours manqué dans les matières de spécialité peut avoir un impact direct sur leur préparation.
Selon une étude de l'Institut Montaigne publiée en 2025, un élève qui manque plus de 12 heures de cours dans une matière clé au cours du troisième trimestre voit ses résultats baisser en moyenne de 8 % aux épreuves finales.
Ce que peuvent faire les parents maintenant
Face à une journée — ou plusieurs — sans école, plusieurs solutions existent pour maintenir le fil pédagogique :
1. Utiliser les ressources numériques officielles La plateforme Lumni (France Télévisions) et Khan Academy proposent des contenus gratuits et alignés sur les programmes officiels. Idéal pour une journée ponctuelle.
2. Faire le point sur les lacunes existantes Une grève peut être l'occasion de revoir des notions insuffisamment maîtrisées. Un bilan rapide avec votre enfant permet d'identifier les priorités.
3. Envisager un accompagnement personnalisé Lorsque les grèves se multiplient ou que l'élève accumule des difficultés, un professeur particulier peut combler les lacunes de façon ciblée. Contrairement aux cours collectifs, l'enseignement individualisé s'adapte au rythme et aux besoins spécifiques de chaque élève.
Les études montrent qu'une heure de soutien scolaire hebdomadaire, commencée dès l'apparition des premières difficultés, réduit de 40 % le risque de décrochage en fin d'année.
Quand faut-il vraiment agir ?
Tous les enfants ne réagissent pas de la même façon aux perturbations scolaires. Certains rattrapent facilement le retard ; d'autres, notamment ceux qui étaient déjà en difficulté, peuvent décrocher plus rapidement.
Voici les signaux d'alerte à surveiller :
- Une baisse des notes sur deux contrôles consécutifs
- Un désintérêt croissant pour une matière précise
- Des devoirs non rendus ou incomplets depuis la rentrée de janvier
Si ces signes se cumulent avec une période de grèves répétées, consulter un professeur particulier en ligne via Expert Zoom peut permettre d'obtenir rapidement un diagnostic pédagogique et un plan d'action adapté.
Ce que les professeurs particuliers recommandent en période de grève
Les enseignants indépendants qui accompagnent des élèves en difficulté observent chaque année le même phénomène : les grèves aggravent les inégalités scolaires. Les enfants dont les parents peuvent les accompagner à la maison — ou payer un soutien scolaire — s'en sortent mieux que les autres.
Pour limiter cet effet, plusieurs professeurs particuliers recommandent de :
- Préparer une liste de révisions prioritaires avant la grève, en lien avec le programme en cours
- Établir un emploi du temps de la journée pour maintenir la structure habituelle
- Contacter le professeur titulaire pour savoir si des travaux à faire à la maison peuvent être donnés avant la journée de grève
La prochaine date de mobilisation annoncée est le 26 mars 2026. Si la grève se confirme, les familles disposent d'une semaine pour mettre en place un dispositif d'accompagnement efficace.
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Le coût caché des grèves sur la scolarité
Au-delà des journées perdues, les grèves à répétition ont un impact psychologique sur certains élèves : incertitude sur le programme, stress lié aux révisions improvisées, sentiment de ne pas être suivi. Pour les élèves en classe d'examen (brevet, baccalauréat, BTS), ces perturbations arrivent au moment où la régularité est la plus importante.
Les familles qui anticipent en organisant un suivi scolaire renforcé dès maintenant donnent à leurs enfants une longueur d'avance — indépendamment de ce qui se passera dans les prochaines semaines. Un accompagnement personnalisé n'est pas un luxe réservé aux élèves en grande difficulté : c'est aussi un outil de consolidation pour les bons élèves qui veulent maintenir leur niveau en période de turbulence institutionnelle.
Cet article est fourni à titre informatif. Pour tout conseil personnalisé sur l'accompagnement scolaire de votre enfant, consultez un professionnel de l'éducation qualifié.

Isabelle 