Ce dimanche 19 avril 2026, Bandai Namco a officiellement annoncé Dragon Ball Xenoverse 3 lors du Dragon Ball Games Battle Hour 2026. La sortie est prévue pour 2027, sur PlayStation 5, Xbox Series X|S et PC. Pour des millions de familles françaises dont les enfants attendent ce jeu depuis des mois, cette annonce pose une question pratique : comment gérer l'excitation — et les futures demandes de temps d'écran — d'un enfant passionné de Dragon Ball ?
Ce qu'est vraiment Dragon Ball Xenoverse 3
Le jeu a été développé en secret pendant plusieurs années sous le nom de code "Dragon Ball Project : AGE 1000". Il se déroule dans une époque inédite de l'univers Dragon Ball — l'an 1000 — avec des personnages originaux créés en partie par Akira Toriyama, le père de la franchise, décédé en 2024, qui a contribué au projet pendant les 6 à 7 dernières années de sa vie.
La franchise Xenoverse est particulièrement appréciée des adolescents et jeunes adultes français : le jeu permet de créer son propre guerrier Z et de revivre les grandes batailles de la série en mode multijoueur. Avec 11 ans d'attente depuis Xenoverse 2 (sorti en 2016), la base de fans est immense — et la pression sur les parents pour acheter le jeu dès sa sortie sera forte.
Pas de Nintendo Switch 2 dans la liste des plateformes annoncées, au moins pour le lancement. Le jeu cible donc en priorité les adolescents et jeunes adultes équipés en consoles de dernière génération.
Les chiffres qui font réfléchir les parents
93 % des jeunes de 10 à 17 ans jouent régulièrement aux jeux vidéo en France, selon une étude publiée en 2023. Parmi eux, 40 % jouent chaque jour et 22 % plusieurs fois par jour. Ce n'est pas un phénomène marginal : c'est la norme dans les cours d'école françaises.
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a reconnu le trouble du jeu vidéo comme pathologie dans sa classification internationale des maladies (CIM-11) depuis 2019. La définition est précise : le trouble est caractérisé par une perte de contrôle sur le jeu, une priorité donnée au gaming sur d'autres activités de la vie, et une poursuite du jeu malgré ses conséquences négatives. L'OMS précise que ce trouble "n'affecte qu'une petite proportion" de joueurs — mais ce "petite proportion" représente entre 11 et 12 % des adolescents, selon des données européennes récentes.
En France, selon l'étude PELLEAS menée en Île-de-France, 1 adolescent sur 8 déclare un usage problématique des jeux vidéo. Ce n'est pas anodin quand on sait que le cerveau des moins de 15 ans est particulièrement vulnérable aux comportements répétitifs.
Les recommandations officielles sur le temps d'écran
L'OMS a publié des lignes directrices claires sur le temps d'écran des enfants. Selon ces recommandations, les enfants de 2 à 5 ans ne devraient pas dépasser 1 heure de jeu d'écran par jour. Pour les 6-12 ans, le seuil recommandé est de 2 heures maximum par jour, toutes activités numériques confondues.
Pour les adolescents, il n'existe pas de limite horaire fixe, mais l'OMS insiste sur l'équilibre : le temps de jeu ne doit pas empiéter sur le sommeil, le sport, les interactions sociales en face-à-face et les devoirs. En France, la règle des "3-6-9-12" popularisée par le pédopsychiatre Serge Tisseron propose un cadre concret : pas d'écran avant 3 ans, pas de console personnelle avant 6 ans, pas d'internet sans accompagnement avant 9 ans, pas de smartphone personnel avant 12 ans.
Concrètement, pour un enfant de 10-14 ans qui attend Dragon Ball Xenoverse 3 : fixer une règle dès maintenant (avant la sortie du jeu en 2027) est beaucoup plus facile qu'essayer de la mettre en place après l'achat, quand la frustration est à son comble.
Les signaux d'alerte d'un usage problématique
Tous les enfants qui jouent beaucoup aux jeux vidéo ne développent pas une addiction. Mais certains signaux méritent l'attention d'un professionnel :
- La chute des résultats scolaires associée à des absences ou à une perte de concentration en classe
- L'abandon d'activités physiques ou sociales (sport, sorties avec des amis) au profit du jeu
- Des comportements agressifs ou anxieux lorsqu'on limite l'accès aux écrans
- Le jeu nocturne (l'enfant joue après l'heure du coucher ou se lève la nuit pour jouer)
- La perte d'intérêt pour tout ce qui ne se passe pas sur un écran
Ces signaux, pris isolément, peuvent être passagers. Associés entre eux et persistants dans la durée, ils justifient une consultation auprès d'un médecin, d'un pédiatre ou d'un psychologue spécialisé dans les troubles comportementaux liés aux écrans.
Ce que peut faire un professionnel
Un professeur particulier ou un accompagnateur scolaire peut aider un enfant passionné de jeux vidéo à retrouver un équilibre entre le plaisir du jeu et les exigences scolaires. Mais lorsque le problème dépasse le cadre scolaire et touche le comportement, le sommeil ou le bien-être général de l'enfant, c'est vers un médecin ou un professionnel de santé mentale qu'il faut se tourner.
Des consultations spécialisées "jeunes et écrans" existent en France dans les CSAPA (Centres de Soins, d'Accompagnement et de Prévention en Addictologie) et dans certains services de pédopsychiatrie. La prise en charge est remboursée par la Sécurité sociale.
Dragon Ball Xenoverse 3 sortira en 2027 — il reste un an pour préparer ce moment avec votre enfant. C'est amplement le temps pour établir ensemble des règles de jeu claires, réalistes et acceptées par les deux parties. Un professionnel peut vous y aider.
Pour plus d'informations sur les recommandations officielles de l'OMS concernant la sédentarité et le temps d'écran chez l'enfant, consultez la page dédiée de l'Organisation mondiale de la santé.
