Lou Jeanmonnot est devenue, ce dimanche 22 mars 2026 à Oslo-Holmenkollen, la reine incontestée du biathlon mondial. La Française a remporté le gros globe de cristal de la Coupe du monde 2025-2026 — son premier — ainsi que trois petits globes dans la saison. Une consécration méritée pour une athlète qui combine ski de fond et tir à la carabine au plus haut niveau. Mais derrière la beauté du geste sportif se cachent des blessures méconnues que les pratiquants amateurs de ski nordique doivent connaître.
La saison de Lou Jeanmonnot : une domination totale
La biathlète française a signé une saison exceptionnelle sur le circuit de la Coupe du monde. Cinquième en 2023-2024, deuxième en 2024-2025, elle s'impose enfin en 2025-2026 comme la meilleure au monde. À Oslo, elle a confirmé son titre lors des finales de la saison, devenant la cinquième Française à remporter le gros globe de cristal.
Son compatriote Éric Perrot a également brillé chez les hommes, remportant lui aussi le classement général masculin. Une double consécration historique pour le biathlon français, au terme d'une saison qui s'est jouée sur le fil jusqu'aux dernières courses norvégiennes.
Biathlon : un sport techniquement et physiquement exigeant
Le biathlon combine deux disciplines radicalement opposées : l'endurance intense du ski de fond et la précision extrême du tir à la carabine. Ce contraste physiologique — passer d'un effort cardiovasculaire maximal à un état de calme absolu pour viser — soumet le corps à des contraintes inhabituelles.
L'équipe de France de biathlon recourt régulièrement à des tests isocinétiques à Albertville pour évaluer et prévenir les risques de blessure. Ces évaluations mesurent la puissance musculaire des chevilles, genoux, épaules et dos — les zones les plus sollicitées par la discipline.
Pour la pratique amateur (biathlon civil, ski nordique, randonnée hivernale), les contraintes sont similaires mais sans l'encadrement médical professionnel qui protège les élites.
Les blessures les plus fréquentes en ski nordique et biathlon amateur
Que vous pratiquiez le ski de fond ou le biathlon loisir dans les stations des Alpes ou des Vosges, certaines blessures reviennent fréquemment :
Membres inférieurs :
- Entorse de la cheville : fréquente lors des changements de direction brusques ou des terrains irréguliers
- Syndrome de la bandelette ilio-tibiale (« genou du coureur ») : douleur latérale au genou due à la répétition des mouvements de poussée
- Fractures de fatigue du tibia : chez les pratiquants réguliers qui augmentent brutalement leur volume d'entraînement
Membres supérieurs et dos :
- Tendinite de l'épaule : provoquée par le mouvement répétitif de la poussée avec les bâtons
- Lombalgie aiguë : surcharge du bas du dos lors des longues séances sur neige
- Fractures du poignet : en cas de chute, le réflexe de se rattraper avec les mains peut provoquer une fracture du radius distal
Cérébrovascular :
- Hypothermie légère : une vigilance réduite, des frissons prolongés ou une sensation de confusion après un effort prolongé en milieu froid doivent alerter immédiatement
Note médicale : Cet article est fourni à titre informatif uniquement. En cas de douleur persistante, de gonflement articulaire ou de symptômes neurologiques après la pratique d'un sport hivernal, consultez immédiatement un médecin ou un médecin du sport.
Quand consulter un médecin du sport après une session de ski nordique ?
La question revient souvent : quand une douleur est-elle « normale » après l'effort, et quand faut-il consulter ? Voici les signaux d'alarme qui imposent une consultation rapide :
- Douleur qui persiste plus de 48h après l'effort malgré le repos et la glace
- Gonflement visible d'une articulation (genou, cheville, poignet)
- Douleur à la palpation d'un os (risque de fracture de fatigue)
- Limitation nette des amplitudes de mouvement d'un membre
- Douleur thoracique ou essoufflement inhabituels à l'effort
Un médecin du sport peut vous proposer une évaluation fonctionnelle, prescrit les examens adaptés (radiographie, IRM, échographie) et établir un protocole de récupération personnalisé pour vous permettre de reprendre votre activité en toute sécurité.
La prévention : le secret des champions
Ce qui distingue les athlètes de haut niveau comme Lou Jeanmonnot du praticien amateur n'est pas uniquement le talent — c'est l'accompagnement médical. L'équipe de France de biathlon dispose d'une équipe complète : médecin, kinésithérapeute, préparateur physique.
Pour l'amateur, quelques principes préventifs simples peuvent réduire significativement le risque de blessure :
- Progressivité : augmenter le volume de ski de maximum 10% par semaine
- Échauffement spécifique : 10 à 15 minutes de ski léger avant d'attaquer l'effort intense
- Équipement adapté : chaussures bien ajustées, fixations calibrées, protection thermique adaptée aux conditions
- Récupération active : étirements légers, hydratation, nutrition protéique dans l'heure suivant l'effort
- Bilan médical annuel : une visite chez un médecin du sport avant la saison permet de détecter les risques personnels
La saison se termine, la passion continue
Oslo-Holmenkollen marque la fin de la saison de Coupe du monde de biathlon 2025-2026. Pour les fans français, c'est une fin en beauté avec le sacre de Lou Jeanmonnot et Éric Perrot. Pour les pratiquants amateurs, le printemps approchant, c'est le bon moment pour faire le point sur les éventuelles douleurs accumulées pendant l'hiver et consulter avant de reprendre une activité estivale.
Expert Zoom vous met en relation avec des médecins du sport et des généralistes disponibles rapidement, pour un bilan de fin de saison ou une consultation suite à une blessure hivernale. Un suivi professionnel, c'est la meilleure façon de pratiquer longtemps — et sans douleur.
