En avril 2026, Neymar Jr. a subi une nouvelle intervention chirurgicale sur son genou gauche, la deuxième en moins de quatre mois. L'entraîneur de Santos FC, Cuca, a confirmé l'opération la semaine du 7 avril, précisant que l'objectif était de permettre au joueur de 34 ans d'être « prêt à 100 % » pour la Coupe du Monde 2026, qui débute le 11 juin au Canada, aux États-Unis et au Mexique. Carlo Ancelotti, sélectionneur du Brésil, a posé un ultimatum public : Neymar a deux mois pour prouver sa condition physique.
Une genèse médicale accablante
Le parcours de Neymar illustre la spirale des blessures ligamentaires récidivantes chez les sportifs de haut niveau :
- Octobre 2023 : rupture du ligament croisé antérieur (LCA) et déchirure du ménisque au genou gauche lors d'un match du Brésil, mettant fin prématurément à sa saison.
- Décembre 2025 : première chirurgie de reconstruction, après plus d'un an de rééducation intensive.
- Avril 2026 : deuxième procédure chirurgicale sur le même genou, pour assurer une stabilité optimale avant le tournoi mondial.
Selon une étude publiée dans le British Journal of Sports Medicine, le risque de re-rupture du LCA est de 15 à 25 % dans les cinq ans suivant une première reconstruction, et ce risque augmente significativement lorsque le retour à la compétition est précipité. À 34 ans, avec un historique de blessures aux deux chevilles, à l'aine et au dos, Neymar cumule exactement les facteurs de risque que la littérature médicale identifie pour les récidives ligamentaires.
Ce que cela révèle sur les blessures ligamentaires : pas réservé aux professionnels
La singularité du cas Neymar — un sportif mondial, des moyens médicaux illimités, une équipe de soins dédiée — rend d'autant plus frappant le fait que les blessures au genou récidivent. Pour le grand public canadien, ce cas pose une question directe : pourquoi les entorses et les lésions ligamentaires reviennent-elles, et que faire pour l'éviter ?
D'autres sportifs professionnels ont vécu des situations similaires. Des joueurs de la LNH comme ceux de l'équipe de Toronto ont régulièrement illustré comment une blessure sportive peut modifier l'issue d'une saison — même pour des athlètes bénéficiant des meilleurs soins disponibles.
Les trois erreurs courantes après une blessure au genou :
Reprendre trop tôt : La cicatrisation complète d'un LCA reconstruit prend en moyenne 9 à 12 mois. Reprendre avant ce délai — même sans douleur — fragilise la reconstruction. Neymar a repris à Santos après environ 14 mois, ce que certains chirurgiens jugent encore marginal pour un joueur de son niveau.
Négliger la rééducation proprioceptive : La chirurgie répare la structure mécanique, mais le genou doit réapprendre à s'équilibrer sans les informations nerveuses d'un ligament intact. Sans ce travail spécialisé, le risque de nouvelle blessure reste élevé, même chez un sportif en excellente condition.
Ignorer les signaux d'alerte : Des douleurs récurrentes, des sensations d'instabilité ou de « craquement » sont des signaux que le genou envoie avant une récidive. Les ignorer pour continuer à jouer, c'est risquer une nouvelle lésion plus grave.
Selon Santé Canada, les blessures musculo-squelettiques représentent l'une des principales causes de consultation médicale non urgente au pays, avec plus de 4,4 millions de Canadiens souffrant d'une limitation liée à une blessure articulaire en 2024.
Quand consulter un médecin du sport ?
Il n'y a pas besoin d'être footballeur professionnel pour bénéficier d'un avis médical sur une blessure articulaire. Voici les situations qui justifient une consultation rapide :
- Douleur persistante au genou, à la cheville ou à l'épaule au-delà de 48 heures après un traumatisme
- Gonflement ou hématome qui ne résorbe pas en 72 heures
- Sensation d'instabilité — un genou qui « cède » à la montée des escaliers ou sur surface irrégulière
- Limitation de la mobilité — impossibilité de plier ou d'étendre le membre comme avant
- Douleur nocturne au repos, signe possible d'une lésion plus profonde nécessitant une imagerie
La règle d'or en médecine sportive : une douleur articulaire qui dure plus de deux semaines mérite l'avis d'un professionnel. Les médecins généralistes effectuent une première évaluation et orientent vers un orthopédiste ou un médecin du sport si nécessaire.
Cet article est à visée informative. Il ne remplace pas un avis médical. Consultez un professionnel de santé pour tout problème articulaire persistant.
Le genou de Neymar comme miroir de nos propres décisions médicales
Le cas Neymar est une leçon d'humilité médicale : même avec les meilleurs chirurgiens du monde, une blessure mal gérée dans ses suites peut nécessiter une seconde intervention. Pour les Canadiens qui jouent au hockey récréatif, courent des marathons ou pratiquent le ski, les enjeux financiers sont différents, mais les conséquences sur la qualité de vie sont identiques.
La médecine sportive a progressé considérablement au cours des dix dernières années : les protocoles de rééducation sont plus précis, les technologies d'imagerie permettent un suivi fin des structures ligamentaires. Mais ces outils ne sont utiles que si le patient les consulte — c'est-à-dire s'il voit un médecin plutôt que d'attendre que ça passe.
Un premier avis médical en ligne est souvent suffisant pour évaluer l'urgence d'une situation et décider si une consultation en personne ou une imagerie s'impose. Les médecins disponibles sur Expert Zoom peuvent vous accompagner dans cette première étape, sans délai de liste d'attente.
