Le Old Farmer's Almanac prépare sa prévision pour l'hiver 2026-2027 et le signal est déjà clair : un El Niño officiellement installé depuis juin 2026 et qui continue de se renforcer laisse présager une saison volatile et froide pour le Canada. Pour les familles québécoises, cette annonce, relayée cette semaine par plusieurs médias dont CTV News, ravive un souci très concret : chaque tempête majeure se traduit par des écoles fermées et des journées d'apprentissage perdues. Après deux hivers marqués par des fermetures à répétition, les parents cherchent comment éviter que les « journées de neige » ne fassent décrocher leur enfant.
Ce que l'Almanach annonce pour 2027
Le célèbre almanach, publié depuis 1792, s'appuie sur El Niño, les cycles océaniques de l'Atlantique et du Pacifique, l'activité solaire et les vents de haute atmosphère pour bâtir sa prévision. Selon l'édition en préparation, El Niño devrait se renforcer à l'approche de l'hiver, un facteur historiquement associé à des épisodes météo instables. La prévision détaillée région par région paraîtra dans l'édition 2027, attendue à l'automne, mais la tendance générale annoncée est celle d'un hiver rigoureux et changeant.
Pour le Québec et l'Ontario, cela signifie surtout une chose : davantage de tempêtes de neige et d'épisodes de pluie verglaçante, les deux causes principales de fermeture d'écoles.
Des fermetures qui s'accumulent
L'hiver précédent a montré l'ampleur du phénomène. En janvier 2026, une chute de neige de 10 à 25 cm a forcé la fermeture de toutes les écoles du Toronto District School Board et du Hamilton-Wentworth District School Board. En mars 2026, une tempête de verglas a poussé plusieurs commissions scolaires du sud du Québec, dont l'Eastern Townships School Board et le Lester B. Pearson School Board, à fermer leurs portes de façon préventive.
Le cumul inquiète. Selon un reportage de CBC diffusé en 2025, certains élèves du sud-ouest et du centre de l'Ontario avaient manqué près d'un mois de classe — jusqu'à 27 jours — à cause de la météo hivernale, les quelque 830 000 élèves qui dépendent du transport scolaire étant les plus touchés. Chaque journée fermée n'est pas rattrapée automatiquement : le programme avance, mais les notions non vues s'accumulent.
Pourquoi ces journées perdues comptent vraiment
Une journée de neige isolée reste anodine. Le problème surgit quand elles se répètent en janvier, février et mars, au cœur des apprentissages structurants : les fractions et les équations en mathématiques, la grammaire et la compréhension de lecture en français. Ces matières sont cumulatives. Un chapitre manqué fragilise la compréhension du suivant, et l'écart se creuse silencieusement jusqu'au bulletin de la troisième étape.
Les élèves les plus vulnérables sont ceux qui avaient déjà un léger retard, ceux qui préparent des examens ministériels de fin de secondaire, et les plus jeunes du primaire, chez qui les automatismes se construisent par la répétition quotidienne. Pour eux, deux ou trois semaines cumulées de classe manquée peuvent transformer une difficulté passagère en véritable retard.
Comment un tuteur privé sécurise l'année
C'est ici qu'un professeur particulier ou un service d'aide aux devoirs devient un filet de sécurité. Contrairement à l'enseignant qui doit gérer une classe entière et un programme imposé, le tuteur travaille sur les lacunes précises de l'enfant, à son rythme, et peut combler exactement les notions sautées lors des fermetures.
Un bon accompagnement repose sur quelques principes concrets :
- Cibler les matières cumulatives en priorité. Mathématiques et français d'abord : ce sont celles où un chapitre manqué se paie le plus cher.
- Réagir vite après une tempête. Une séance de rattrapage dans la semaine qui suit une fermeture vaut mieux qu'un rattrapage massif en fin d'étape.
- Miser sur le tutorat en ligne. Quand la tempête ferme aussi les routes, une séance par visioconférence permet de maintenir la continuité sans déplacement — un avantage décisif un jour de verglas.
- Suivre le calendrier scolaire officiel. Les parents peuvent consulter le calendrier scolaire du Québec pour repérer les journées pédagogiques et anticiper les périodes chargées.
Préparer l'hiver dès maintenant
L'avantage d'une prévision annoncée à l'avance, c'est le temps de s'organiser. Plutôt que d'attendre le premier bulletin décevant, plusieurs familles choisissent d'établir dès l'automne un contact avec un tuteur, quitte à ne l'activer qu'en cas de besoin. Cette approche évite la course de dernière minute en février, lorsque la demande explose et que les professeurs disponibles se raréfient.
Quelques réflexes utiles avant les grands froids :
- Repérer, dès novembre, les matières où votre enfant est le plus fragile.
- Vérifier que le matériel de visioconférence fonctionne, pour être prêt le premier jour de fermeture.
- Convenir avec le tuteur d'un plan de rattrapage souple, déclenché en fonction des journées manquées.
- Maintenir une routine d'étude légère à la maison les jours de tempête, même sans classe.
Un hiver rigoureux ne pèse d'ailleurs pas que sur le bulletin : les mêmes tempêtes gonflent la facture de chauffage et sollicitent les équipements de la maison. Nos dossiers sur le budget de chauffage de l'hiver 2027 et sur la préparation d'une génératrice et de l'électronique complètent utilement cette préparation familiale.
Transformer une contrainte en occasion
L'hiver volatil annoncé par le Old Farmer's Almanac n'est pas une fatalité scolaire. Les journées de neige feront toujours partie de la réalité canadienne, mais leur impact sur les résultats dépend largement de la réaction des familles. Un accompagnement ciblé, déclenché au bon moment, permet non seulement de rattraper le retard, mais souvent de reprendre confiance et de terminer l'année plus solide qu'avant la tempête.
Pour les parents qui veulent anticiper, la première étape est simple : évaluer les besoins réels de l'enfant et trouver un professeur particulier compétent dans la bonne matière. Sur Expert Zoom, il est possible de comparer des tuteurs qualifiés au Québec et de préparer, dès aujourd'hui, un plan pour que l'hiver 2026-2027 ne pèse pas sur le bulletin.

Marianne Bouchard