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Flávio Bolsonaro, sénateur de Rio de Janeiro et fils de l'ancien président","Le 4 octobre 2026, les Brésiliens ont voté pour le premier tour de l'élection présidentielle la plus disputée de la décennie. Flávio Bolsonaro, sénateur de Rio de Janeiro et fils de l'ancien président Jair Bolsonaro, a devancé le président sortant Luiz Inácio Lula da Silva avec environ 47 % des suffrages contre 45 %, selon les résultats communiqués par France 24. Un second tour se tiendra le 25 octobre 2026. Pour les quelque 1 200 entreprises françaises présentes au Brésil — premier marché de la France en Amérique latine avec 8,4 milliards d'euros d'échanges annuels — cette incertitude politique soulève une question concrète et urgente : leurs contrats, licences et investissements sont-ils suffisamment protégés pour absorber un changement de cap réglementaire en moins de trois semaines ?\n\n## Le premier tour du 4 octobre 2026 : deux visions économiques à l'épreuve des urnes\n\nLe résultat de dimanche a immédiatement bougé les curseurs financiers. L'indice Ibovespa, principale place boursière brésilienne, a progressé de 1,8 % dans les heures suivant l'annonce des premières estimations, selon Bloomberg — les marchés interprétant la dynamique Bolsonaro comme un signal favorable à la dérégulation et à l'ouverture commerciale.\n\nFlávio Bolsonaro s'est engagé, tout au long de sa campagne, à déréguler massivement le secteur privé brésilien : réduction de la pression fiscale sur les importations, révision des normes environnementales dans les secteurs minier et agricole, simplification des procédures d'appels d'offres publics. Son programme table sur une hausse de 3 % du PIB brésilien à horizon 2028, portée par un choc d'investissements étrangers — ce qui constituerait, sur le papier, une opportunité pour les groupes français très présents dans les infrastructures, comme Vinci, Egis ou Systra.\n\nLula, de son côté, a consolidé sa base nordestine pour atteindre 45 % — un score serré qui fait du second tour un vote parfaitement incertain. Une victoire du président sortant maintiendrait la politique industrielle interventionniste actuelle, avec ses contreparties sociales imposées aux opérateurs privés dans les secteurs de l'énergie et des télécommunications, deux domaines où TotalEnergies et Engie ont des concessions de long terme.\n\nCette opposition de programmes n'est pas anodine pour les entreprises françaises : selon la [Direction générale du Trésor](https:\u002F\u002Fwww.tresor.economie.gouv.fr\u002F), le Brésil concentre à lui seul 35 % des investissements directs français en Amérique latine. Une exposition aussi concentrée exige une lecture juridique proactive, quel que soit le résultat du 25 octobre.\n\n## Ce que l'élection change (ou non) pour le cadre contractuel français\n\nLa question n'est pas seulement politique. Elle est contractuelle et juridique. La France et le Brésil sont liés par un Accord de Promotion et de Protection des Investissements (APPI), signé en 2016 et entré en vigueur en 2020. Ce traité garantit aux investisseurs français un traitement équitable et non discriminatoire, ainsi qu'un accès à l'arbitrage international CIRDI en cas de litige avec l'État brésilien.\n\nMais l'APPI ne couvre pas tous les risques. Ses mécanismes d'indemnisation s'appliquent en cas d'expropriation ou de mesures équivalentes — pas automatiquement en cas de modification unilatérale de la fiscalité ou de renégociation d'un cahier des charges. Or, c'est précisément dans ces zones grises que les changements de gouvernement génèrent le plus de contentieux pour les entreprises étrangères.\n\nTrois types de risques méritent une attention particulière dans les semaines qui viennent. D'abord, le risque réglementaire : les licences d'exploitation dans les secteurs énergie, télécommunications et agriculture peuvent être modifiées par voie réglementaire dès l'investiture du nouveau président, prévue en janvier 2027. Ensuite, le risque fiscal : les taux applicables aux importations industrielles et aux transferts de dividendes sont en discussion dans les deux programmes, avec des orientations opposées. Enfin, le risque de change : le real brésilien (BRL) a perdu 4,3 % face à l'euro depuis le début de la campagne électorale, une pression qui pourrait s'accentuer selon l'issue du vote.\n\nUn avocat spécialisé en droit des affaires franco-brésilien peut analyser en 24 à 48 heures si vos contrats actuels intègrent les clauses de protection adaptées — ou s'il faut les renégocier avant le 25 octobre. Les juristes disponibles sur [Expert Zoom ayant une expertise en droit des affaires Brésil](https:\u002F\u002Fexpert-zoom.com\u002Ffr\u002Factu\u002Fflávio-bolsonaro-affaire-judiciaire-2026) fournissent un premier avis dès la semaine prochaine.\n\n*Avertissement : cet article a une vocation informative. Il ne constitue pas un conseil juridique. 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Auditer vos contrats actifs au Brésil**\nIdentifier, pour tout contrat d'une valeur supérieure à 100 000 € avec un partenaire ou une filiale brésilienne, la présence ou l'absence de : clause de hardship, clause de stabilisation fiscale, clause de force majeure étendue aux changements législatifs, et mécanisme de révision des prix. Les contrats signés avant 2022 sont particulièrement exposés, car les Principes UNIDROIT révisés en 2016 n'y sont souvent pas intégrés.\n\n**2. Sécuriser la couverture de change avant le 25 octobre**\nLe real brésilien est sous pression depuis l'ouverture de la campagne. Un contrat de change à terme ou une option de change permet de fixer le taux EUR\u002FBRL avant le résultat du second tour — une protection simple et disponible auprès de toute banque d'affaires en 48 heures.\n\n**3. 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Un juriste spécialisé peut réaliser cette revue en 24 à 72 heures ouvrées.\n\n## Second tour le 25 octobre : la fenêtre se referme vite\n\nQuel que soit le vainqueur du 25 octobre 2026, la nouvelle administration brésilienne sera confrontée à des contraintes structurelles similaires : une dette publique à 90 % du PIB, une inflation résiduelle et un agenda de réformes fiscales inscrit dans la Constitution brésilienne depuis 2023. Les entreprises françaises qui sécurisent leurs contrats avant le scrutin se donnent une longueur d'avance — et évitent de négocier sous pression après la proclamation des résultats.\n\nIl reste vingt jours. 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Une victoire du président sortant maintiendrait la politique industrielle interventionniste actuelle, avec ses contreparties sociales imposées aux opérateurs privés dans les secteurs de l&#39;énergie et des télécommunications, deux domaines où TotalEnergies et Engie ont des concessions de long terme.\u003C\u002Fp>\n\u003Cp>Cette opposition de programmes n&#39;est pas anodine pour les entreprises françaises : selon la \u003Ca href=\"https:\u002F\u002Fwww.tresor.economie.gouv.fr\u002F\">Direction générale du Trésor\u003C\u002Fa>, le Brésil concentre à lui seul 35 % des investissements directs français en Amérique latine. Une exposition aussi concentrée exige une lecture juridique proactive, quel que soit le résultat du 25 octobre.\u003C\u002Fp>\n\u003Ch2 id=\"ce-que-l-election-change-ou-non-pour-le-cadre-contractuel-francais\">Ce que l'élection change (ou non) pour le cadre contractuel français\u003C\u002Fh2>\n\u003Cp>La question n&#39;est pas seulement politique. 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D&#39;abord, le risque réglementaire : les licences d&#39;exploitation dans les secteurs énergie, télécommunications et agriculture peuvent être modifiées par voie réglementaire dès l&#39;investiture du nouveau président, prévue en janvier 2027. Ensuite, le risque fiscal : les taux applicables aux importations industrielles et aux transferts de dividendes sont en discussion dans les deux programmes, avec des orientations opposées. Enfin, le risque de change : le real brésilien (BRL) a perdu 4,3 % face à l&#39;euro depuis le début de la campagne électorale, une pression qui pourrait s&#39;accentuer selon l&#39;issue du vote.\u003C\u002Fp>\n\u003Cp>Un avocat spécialisé en droit des affaires franco-brésilien peut analyser en 24 à 48 heures si vos contrats actuels intègrent les clauses de protection adaptées — ou s&#39;il faut les renégocier avant le 25 octobre. 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